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« Les Etats-Unis fignolent un scénario de guerre en Amérique Latine » Stella Calloni

Sábado 30 de junio de 2018

Des analystes tombent d’accord sur le fait que la visite du vice-président étasunien représente une alerte sur la possibilité réelle d’une attaque militaire contre la Venezuela.

« Les États-Unis sont entrain d’armer un scenario de guerre en Amérique Latine, qui menacera ensuite tous les pays de la région, même ceux qui collaborent aujourd’hui avec les plans contre le Venezuela »,a déclaré la journaliste argentine Stella Calloni

Pour cette analyste, la tournée du vice-président US, Mike Pence, « tente de garantir des appuis pour que l’invasion du Venezuela ne soit pas le seul fait des États-Unis, mais que l’accompagnent, l’Argentine, le Brésil, la Colombie, le Pérou et le Panama, où des Marines ont été stationnés en début d’année. »

On a aussi annoncé que le Brésil remettra à Washington le contrôle du Centre de Lancement Alcántara, situé dans l’état de Marañón et qui est géré par la Force Aérienne brésilienne.

De plus, Calloni, spécialiste de la géopolitique des Etats Unis dans la région, détaille que la violence générée au Nicaragua « est un plan de coup d’État » et fait partie de la stratégie générale de la Maison Blanche. « Plus vite ils affaiblissent les pays qui composent l’ « Alliance Bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique » (ALBE), plus rapidement ils recoloniseront l’Amérique Latine », a-t-elle dit.

Une nouvelle phase d’agression

La visite de Mike Pence au Brésil et en Équateur suppose « le commencement d’une nouvelle phase d’agression diplomatique contre le Venezuela », a remarqué Julio Chávez, membre de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC). Ainsi, ce dernier estime que Washington essayera de « convaincre » des gouvernements voisins d’appuyer la stratégie « d’asphyxie de l’économie vénézuélienne ».

Pour le dirigeant politique, les Etats-Unis rendent visitent au Brésil, pas seulement à cause de sa proximité frontalière avec la Venezuela, mais aussi pour son poids économique. Tandis que dans le cas de l’Équateur, selon son opinion, la Maison Blanche a recours à l’appui que peut lui offrir un président (Lenín Moreno) qui a « trahi » tous les postulats d’unité régionale arborés par la ’révolution citoyenne’ initiée par l’ex-mandataire Rafael Correa.

« Sûrement, les États-Unis compteront dans cette nouvelle phase diplomatique avec la belligérance de l’Équateur, du Brésil, de la Colombie, du Chili et du Pérou ; les pays qui sont en tête des agressions envers notre pays », a-t-il indiqué le membre de l’assemblée constituante.

La réaction officielle du Venezuela



Le Ministre de Relations Extérieures du Venezuela, Jorge Arreaza, a écrit un message sur son compte Twitter dans lequel il a qualifié le vice-président Pence comme un « violeur dse droits humains des immigrants latinoaméricains ».

Pour le chef de la diplomatie vénézuélienne, la visite semble ironique et hypocrite, à un moment où Washington se trouve dans l’œil de l’ouragan, pour la déportation et la séparation violente des familles des migrants latinoaméricains.

Dans ce sens, Arreaza a accusé de « raciste » le gouvernement de Donald Trump et a condamné le fait que Pence voyage dans la région seulement pour « s’immiscer » dans les sujets qui lui sont étrangers.

Quelles ironie et hypocrisie que @VP Pence, dont le gouvernement raciste sépare des familles et enferme des niñ@s-enfants- innocents, prétende s’immiscer dans les sujets de notre région. Le Venezuela et le Brésil répudient la présence de tels violeurs des droits de l’homme d’immigrants latino-américains
— Jorge Arreaza un M (@jaarreaza) June 26, 2018

C’était la réponse officielle du gouvernement de Nicolás Maduro à la tournée du numéro deux du gouvernement US, qui a annoncé que l’unique intention du voyage était de demander plus de « pression » contre le Venezuela.

Trois jours avant l’annonce de la tournée en Amérique du Sud, Pence a assuré avoir conversé avec le président élu de la Colombie, Iván Duque, sur la supposée « crise humanitaire » au Venezuela. De plus, il a avancé que le nouveau mandataire colombien s’est engagé avec l’EU « à continuer de faire pression » sur Caracas pour « la restauration de la démocratie ».

Il faut prendre en compte que la Colombie, considérée comme un allié stratégique des USA, a permis au Pentagone l’installation de sept bases militaires sur son territoire.

Une ligne de tir

Au cours des dernières heures, des casques blancs argentins ont été mobilisés vers la frontière de la Colombie avec le Venezuela (Cúcuta) pour à ce qu’on suppose « aider dans des cas de catastrophes », a commenté Stella Calloni.

Quelques médias locaux ont fait part de cette information, en assurant que les casques blancs de l’Argentine ont été mobilisés, à la demande du gouvernement de la Colombie, pour s’occuper des Vénézuéliens qui traversent la frontière.

Mais Stella Calloni croit que cela n’est pas peu de chose, puisque « le gouvernement de Mauricio Macri s’est mis en première ligne de l’attaque au Venezuela ». Dans ce sens, elle a remarqué que, sous une suggestion des États-Unis, l’Argentine a créé une force de déploiement rapide. De plus, elle a signé un accord avec le Panama pour des supposés travaux logistiques.

« Après la visite de Rex Tillerson, on a aussi commencé à parler de l’installation d’une base militaire logistique US en Terre du Feu, et un plan existe pour installer quatre aitres bases », a précisé la journaliste.

Une escalade des agressions

Basem Tajeldine pense que le contexte actuel semble « fait pour que les États-Unis intensifient l’agression vers le Venezuela ». Dans la région, a expliqué l’analyste, le gouvernement de Trump « dispose d’un groupe de pays alliés, qui se sont pliés à la géopolitique impérialiste, de la néodoctrine Monroe ».

De plus, Tajeldine considère que les ingérences politiques des États-Unis « ont échoué en Syrie » et aussi en Corée du Nord, bien que les médias veulent vendre la réunion entre Trump et Kim Jong - « comme un accord de la paix ».

Selon l’internationaliste, les Etats-Unis considèrent qu’en Amérique Latine « il n’y a pas d’espace pour négocier, mais pour s’imposer de forme brutale ». Dans ce sens, il explique que le blocus financier appliqué contre Caracas a servi à Washington pour faire de la publicité pour « une supposée crise humanitaire ». Un argument qui amènerait les Etats-Unis « à une intervention totale ».

De plus, Basem Tajeldine remarque que les sanctions imposées par les États-Unis et l’Union Européenne contre les individus qui occupent des charges publiques, « cachent la vraie sanction, qui est contre tout le peuple vénézuélien. Il s’agit d’un blocus criminel du pays ».

Des alertes d’intervention militaire

Vu le contexte de la tournée de Mike Pence, Stella Calloni se demande : « Qu’attendons-nous que les États-Unis puissent faire contre e Venezuela, s’ils ont déjà tout essayé ? ». Et de se répondre : « Aux États-Unis, il ne leur reste que l’intervention militaire ».

La Venezuela doit être plus vigilant que jamais, dit la journaliste, et doit surveiller la tournée de Pence. « Il ne s’agit pas du fait que nous ne puissions pas résister, mais à nouveau la région est sur le point de perdre la souveraineté à laquelle elle était parvenue durant la dernière décennie », a exprimé Calloni.

Ernesto J. Navarro pour RT

RT. 27 jun 2018

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la Diasporapar : Estelle et Carlos Debiasi

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